En hibernation

L’auteur ayant momentanément envie d’échapper quelques temps aux Chinois de la CIA ou à la CIA des Chinois, ce blog entre en hibernation. Il ne participera pas à la blogowar lancée par l’Amiral pour reprendre la culture et le bon sens aux gauchos. Il est vrai que bon sens et culture sont de manière immémoriale des terres réactionnaires outrageusement concédées à des intellectuels à l’époque de Kroutchev ou un peu avant.

Pour que le lecteur se distraie en attendant le retour du taulier, voici les quelques idées d’articles qu’une procrastination récente a empêché de venir au monde.

D’abord en voyant cette liste de candidats, il était question de "naufrageurs de Paris sud". Que dire d’autres face à cette horde qui n’a jamais tenu que des emplois de termite ou de thuriféraire dans une société d’admiration mutuelle généreusement financée par le contribuable. Par leurs idées, ils étouffent ce pays sous la ouate des bisounours et ils multiplient les tous dans la coque. Que les électeurs les renvoient au néant.

Ensuite, au sujet d’à moy que chault que je lis en cachette depuis longtemps. J’admire sa prose et sa pose de fasciste, mais je n’en demeure pas moins persuadé qu’il est un "paradoxe politique". Il serait le premier malheureux d’un pouvoir fasciste proclamé (pas l’Ersatz honteux que nous avons en ce moment). Je crois qu’il n’aurait alors qu’un de ces deux destins:

- l’exil forcé dans une île perdue balayée par les vents à la pointe bretonne pour avoir écrit un truc du genre: "Au fond Marine Le Pen comme tous les démocrates n’est qu’un homme."

- ou un travail de scénariste pour films d’aventures exotiques à succès qui lui donnerait les moyens de viser à atteindre le quintal de bonne chair et de sauver les archives de la lutte réacosphérique de la mainmise du parti qui désignerait Jean-Jacques Aillagon (ou un autre) pour s’en occuper.

Sinon, quelle joie de voir le nouvel observateur publier une ferme condamnation de l’expérience communiste en Chine de la prie du pouvoir à maintenant. Il n’est pas trop tard pour alerter les bonnes gens qui auraient encore des doutes près de 70 ans après la prise du pouvoir par les bolcheviques chinois. Et puis c’est quand même risqué comme déclaration 40 ans ou presque après la mort de Mao..

Pour finir, je vous laisse ceci qui me trotte dans la tête aujourd’hui.

Sinon je ne comprends toujours pas cette obstination à refuser aux gens de droite d’être du bon côté du micro. Taubira écoute Sarkozy c’est bien. Buisson s’écoute parler à Sarkozy c’est mal. Douce ironie!

Microcosmes

Les uns regardent tout d’abord au dehors, puis ils regardent en dedans. Les autres, au contraire, regardent d’abord en dedans, et seulement ensuite au dehors. (…)

Revenons aux premiers. Ce sont les esprits qui, d’instinct, commencent par observer la réalité extérieure et par questionner pour chercher les éléments de la solution; leur récolte faite et engrangée, ils rentrent en eux-mêmes et ruminent la solution. (…)

Les seconds commencent par bâtir la une solution, un système, à l’intérieur de leur cerveau. Ceci fait,  dans un deuxième temps ils plaquent leur solution, leur système sur la réalité. Si la réalité accepte la solution, tout va bien. Mais si elle ne l’accepte pas, les choses se gâtent. Car pour ce genre d’esprit, c’est la réalité qui a tort, et ils s’obstinent de bonne foi. Hélas! si à cette obstination, toute intellectuelle, vient s’ajouter l’orgueil, alors c’est le drame.

Rien ne saurait mieux illustrer cette idée que les expériences sur les microcosmes et les conclusions qui en sont tirées. Pour les premiers les résultats des expériences icariennes du sieur Cabet ou la Réunion fouriériste du brillant Considérant sont suffisantes. Les phalanstères condamnent le socialisme. Pour les seconds, c’est un problème de modalités d’application et il f appliquer à plus grande échelle pour mieux renouveler l’échec jusqu’à tenir les propos d’un Mélenchon en répétant à chaque fois, les pieds dans le sang face à un tas de cadavres "caramba encore raté".

Sinon on peut aussi s’intéresser aux Kibboutz et à leurs tentatives d’abolir les sexes. Une recension par une féministe gauchiste aboutit à l’inévitable conclusion: ce n’est pas l’idée qui était mauvaise, mais un laisser-aller déplorable négligeant les légitimes aspirations émancipatrices qui a conduit à l’échec. Le manque de persévérance, voilà l’obstacle!

Alors, derrière Peillon et Belkacem il faut tenter à nouveau à l’échelle d’une nation ce qui a raté au sein d’un Kibboutz. Peu importe que le pays en dépérisse, l’idée doit triompher dans un nouvel Eden égalitaire où les petites filles pourront fièrement être obligées à jouer au train électrique et aux petites voitures, où les petits garçons feront tous la dinette et où tous ensemble ils s’épanouiront en jouant au docteur sans même être protégés d’une feuille de vigne.

Le plus amusant est quand on étend ce principe à la presse. Les journalistes de Libération offrent alors le modèle complet de la faillite qui nous attend. Leurs idées et leur journal succombent à force de débiter des sornettes, peu importe que les capitalistes paient comme des gogos et surtout qu’ils n’essaient pas de couper les vivres et de transformer les ruines d’idées fumeuses en libéland de Flore pour bobos. Lorsque le choc des orgueilleux à idées plaquées survient, il ne reste pourtant que de la place pour le plus fort et pour des ruines.

Au fond, il ne reste qu’à attendre que la réalité se venge cruellement et à veiller à rester à l’écart de ses coups. C’est à cela que servent les microcosmes.

Sans voix

Quand on lit les quelques propos rapportés dans cette dépêche, on est heureux de rester sans voix. D’ailleurs, il n’y a pas tellement le choix puisque c’est annoncé sans fard, nous n’aurons pas le droit à  la parole. Lorsqu’un hiérarque socialiste annonce:

"Dans la période qui s’ouvre, quand je vois qu’on pourrait discuter de la question de l’intégration, je me dis que ce débat a besoin d’être maîtrisé". "Des propositions intelligentes n’appellent pas toujours des réactions intelligentes."

Autant prévenir tout de suite que les mesures les plus audacieuses seront mises en place pour  transformer définitivement la France en auberge espagnole et qu’il est hors de question que les souchiens essaient de gémir ou d’aboyer.

Etre pris pour un con

Notre bon ministre de l’intérieur l’a dit: ce sont des rumeurs. Si des milliers de centaines* de français sont allés battre le pavé c’est à cause de méchantes rumeurs. En bon citoyen, j’ai écouté cette autorité naturelle et suis resté hier dans mon intérieur (sauf pour aller à la messe, mais en zone concordataire, et c’était donc encore par respect pour le gouvernement). J’ai profité de mon temps libre pour laisser court à mon tempérament gaulois, naturellement méfiant et laissé inoccupé par un unique match opposant des celtes.

Après des lectures nauséabondes de l’oeuvre d’un gascon, je m’en suis allé sur la toile confirmer la vérité qui sortait de la bouche du ministre pour aller édifier les sots. Hélas, trois fois hélas, je commençai par tomber sur cet extrait:

Ayant beau ne pas avoir d’enfant susceptible de lire ce truc pédagogique et appréciant la chanson Camille de Jean Yanne, je trouvai cela un peu fort pour le primaire. Je m’en allai donc voir plus loin sur le site officiel de l’ABCD qui poserait tant de problème. Et bien, ce truc, c’est merveilleux cela défend et promeut l’égalité sous toutes ses formes. Cela la défend tellement bien que les seules personnes interrogées et autorisées à s’élocutioner sont apparemment des femmes (voir le lien) .

Naturellement je ne doute pas qu’elles ont été choisies après avoir rempli sur l’honneur ce beau questionnaire de la ligne azur accessible des onze ans. Par un heureux hasard ces personnes ont du se définir homme, femme, bi et pochette surprise en aussi grand nombre, même si je soupçonne une tolérance pour les pochettes surprises. Heureusement qu’il suffira bientôt de remplir ce questionnaire en ligne pour obtenir le certificat d’études, ce qui évitera d’atroces supplices à coups de dictées, d’interrogations d’histoire, de liste de préfectures ou de département et de problèmes de géométrie agrémentés de calcul mental.

Je n’eus alors qu’à m’endormir en lisant cette invitation au voyage.  Bien sûr ce n’est pas du Baudelaire et la destination semble la Kolyma bien davantage que Cythère, mais l’effet soporifique est garanti. Alors de quoi se plaindre et pourquoi se demander si on est pris pour un con?

* des milliers de centaines, c’est tout de suite moins impressionnant que de centaines de milliers.

Interlude édifiant, enfin

Après le contournement de la censure, cet interlude arrive enfin.

Interlude édifiant bis

L’éloignement d’une connexion internet de qualité a interdit à l’auteur de corriger le problème technique lié à une censure inattendue par la Gaumont.

Voici une nouvelle tentative ou tentation, qu’en sait-on?

Interlude édifiant

 

 

Pour un empire

Hiroo Honoda a fait survivre un empire pendant près de 30 ans par sa seule volonté. Retranché dans son île au milieu de la jungle il a poursuivi la lutte, ignorant les appels du monde moderne. Il est mort hier.

Inspiration pour 2014

Comme chaque année, c’est l’heure des comptes et du bilan. Que les lecteurs qui viennent s’ébattre soient remerciés et aient ne saine, sainte et heureuse année 2014. Pour l’inspiration, l’auteur essaiera de conserver son souffle avec l’aide bénévole de ceux qui trouvent chaque jour des idées nouvelles pour nous distraire. Déjà ce début d’année sent bon.

Notre champion nation d’haltérophilie fiscale n’ira pas aux Jeux Olympiques de Sotchi puisque cette discipline en est malheureusement absente. Toutefois il se fera un honneur de continuer à s’entraîner pour élever toujours plus haut de impôts devenus trop lourds et pour montrer son talent d’acrobate, il le fera en marchant sur le fil de la courbe du chômage dont il attend qu’elle cède sous son poids.

Pour les grands reportages, nous pourrons aller jusqu’au pôle sud admirer avec les manchots, ces courageux défenseurs de la planète australiens qui n’ont pas hésité à aller affronter les glaces pour mieux prouver le réchauffement climatique provoqué par un dangereux complots. Russes, chinois et américains se sont d’ailleurs ligués pour les chasser de là, c’est sans doute qu’ils ont quelque chose à cacher et que s’il gèle parce qu’il fait de plus en plus chaud, c’est de leur faute.

Donc, malgré les bourrasques qui ne manqueront pas, que 2014 soit une année inspirée. La campagne de France restera belle.

2014-01-02 11.05.53

 

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2.700 personnes. Ce blog a été vu 12  000 fois en 2013. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 4 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

De choses et d’autres

Dans le désordre quelques unes de ces petites choses qui permettent de garder le sourire, de ces sarcasmes qui font jaillir l’ironie du monde pendant ces dernières semaines. Ce qui m’a fait exercer mes neurones et mes zygomatiques.

Commençons par un twitt de l’ADMD:

Il est étonnant de constater qu’avec plus de lyrisme et dans une langue étrangère cela peut donner des propos du bon docteur Frank qui font vibrer les foules et triompher la volonté:

Il est vrai qu’on peut reprocher à ce fasciste rétrogade et à ses compères de ne pas avoir commencer par faire appel au volontariat pour pratiquer l’euthanasie.

En lisant ce billet de notre Amiral et les commentaires associés, j’observe combien la question du libéralisme est souvent prise par le mauvais bout. La confusion règne entre capitalisme et libéralisme à tous les étages et surtout quand on parle de Goldman Sachs. La distinction peut pourtant se résumer de manière simple: le capitalisme c’est l’accumulation des richesses tandis que le libéralisme c’est le refus de la concentration du pouvoir économique. Goldman Sachs est certainement capitaliste et fort peu libéral. On peut juste reconnaître que la concentration du pouvoir économique dans des mains privées est beaucoup plus fragile que dans celles de l’Etat. Et cette concentration est néfaste comme en témoigne toutes les expériences communistes qui ne sont en fait que du capitalisme d’Etat poussé à son paroxysme.

L’art, les FRAC et les querelles qui tournent autour sont aussi un sujet de distraction. Imaginons quelques secondes que dans ces textes

« Les enfants, nous allons… » et s’achevant tous par «… vous êtes notre chair et notre sang, à plus tard. Papa et Maman ». Mais c’est à propos de l’action glissée entre ces éléments que les choses se corsent. Notamment quand l’auteur écrit « nous allons vous arracher les yeux […] vous couper la tête […] vous pisser sur la gueule […] vous violer… »

on remplace enfants et "Papa et Maman" par juifs et "aryen et goy" dans n’importe quel ordre. Rien ne changerait du point de vue artistique et tout serait différent sur le plan politique.

Sinon, nous avons aussi cette belle démonstration par les édiles parisiens, surtout celui en charge "des droits humains et de l’intégration" de leur parfaite connaissance des mécanismes d’attribution des aides sociales. Même si ce n’est pas du sport nous devons louer leur compétence et leur esprit volontaire qui permet de surmonter les arcanes de l’administration et de conseiller ensuite leurs électeurs. La seule chose que je n’arrive toujours pas à comprendre est la manière dont une institutrice communiste, certainement anti-militariste et pacifiste finit par se trouver en charge des anciens combattants. Serait-ce là aussi un acquis social qui aurait échapper à notre mémoire et qui devrait y être imprimé?