Regard Naif

Entrée de novembre 2008

Le sport c’est la grâce

novembre 30, 2008 · 2 commentaires

Puisqu’ailleurs le débat a été ouvert, je tiens à affirmer moi aussi mon rejet du sport fluo. Le renforcement musculaire hygiénique en tutu fluo en écoutant de la musique, c’est parfaitement grotesque comme l’illustre cette vidéo:

Brûler des calories cela ne sert à rien, et en plus lorsque les belges s’y mettent, on atteint ce niveau de ridicule.

Vous me direz que ce sont des militaires. Certes, mais eux au moins ils ne se mettent pas en fluo pour faire croire que de se déhancher comme des idiots peut être d’une utilité quelconque.

En fait, le sport repose sur la compétition et le combat avec des polos élégants, comme là:

La grâce et l’élégance sont bien au rendez-vous, n’est-ce pas?

On peut aussi essayer autrement, en tentant de faire participer un animal qui s’en fout à nos pratiques idiotes.

Il est vrai qu’on peut alors pratiquer la gymnastique artistique, s’entraîner au plongeon et parfois essayer de la course à pieds.

Finalement l’essentiel, c’est l’élégance. Faire du sport cela n’a de sens que si on commence en étant habillé classe et que l’on rentre dans un état propre à faire l’objet d’une publicité pour une marque de lessive. C’est pour cette raison que les singeries en fluo, c’est sale.

Catégories : par hasard

Surveillance, Etat et hystérie

novembre 29, 2008 · Un commentaire

Des appels d’offre récents de ministères variés pour la surveillance d’internet suscitent l’émoi à droite et à gauche. A la lecture (rapide) des appels d’offre, le principal reproche faits à l’Etat est de vouloir connaître et suivre l’opinion des chroniqueurs divers. Avec un peu de recul, je ne vois pas en quoi ela est choquant. A partir du moment où on écrit et on publie sur internet c’est dans l’espoir d’être lu. Si on critique le système, c’est bien pour le transformer. Qu’y a-t-il alors de choquant à ce que le gouvernement souhaite suivre les mouvements d’opinion?

La voix publique s’exprime depuis longtemps à travers des journaux, des libelles, des chansons … Tout bon gouvernement doit s’en préoccuper. Que cela gêne ceux qui souhaitent tout chambarder, c’est leur problème. A cet égard, la paranoïa des anarchistes, bolcheviques et autres trotskystes n’a rien de surprenant.

Pour moi, il me paraît sain que l’Etat se préoccupe de l’opinion, qu’il lise ceux qui ont quelque chose à écrire et veulent présenter leurs idées ou leurs états d’âme. Que monsieur Darcos s’intéresse à la réalité de l’Instruction Publique en faisant consulter les écrits de professeurs qui trouvent le temps de décrire ce qu’ils font est une bonne chose. Que ces mêmes professeurs s’étonnent de ne pouvoir traiter publiquement de tête de lard leur ministre ne me surprend pas non plus. Ils peuvent croire que leur pseudo-magistère les met au dessus des lois et de la bienséance, pourtant ils sont les premiers à se plaindre quand ils se font ridiculiser par leurs élèves.

Alors en dehors des songent-creux, des révolutionnaires et des niveleurs, je ne vois pas quels publicistes sont gênés de ce que le gouvernement cherche à connaître leurs avis. Il est temps que nos ministres s’intéressent à ce qui s’écrit de leur action et du politique sur internet au même titre qu’ils font faire des revues de presse. J’espère aussi qu’ils vont se mettre à argumenter et répondre par le biais des commentaires. Je serais heureux d’accueillir Nicolas Sarkozy ou François Fillon parmi mes lecteurs, même si c’est à travers le clavier de monsieur Princen.

Ces gens recherchent des convictions sur les blogs. Nous sommes faits pour nous entendre, j’en ai à leur offrir. J’en appelle donc à tous les défenseurs du style et de l’intelligence, encourageons-les à nous lire.

PS: Pour les pleureuses en tous genres, Rochefort ne s’est jamais plaint que les invités de Compiègne s’y rendent avec sa Lanterne, au contraire.

Catégories : Ce vaste monde · Sculpture de fumée

Service technique et question de principe

novembre 29, 2008 · 2 commentaires

Un lecteur m’a laissé ce jour deux commentaires que je me refuse à publier. Ce n’est pas une question de fond, même si je ne comprends pas la remarque :”L’honneur s’appelle donc encore fidélité ?” à propos de mon article précédent.

Ma censure, car tel est mon bon plaisir, relève d’une question de principe. Je ne comprends que les alphabets latin et grecs (cyrillique à la rigueur) et me refuse à ne pas pouvoir lire et prononcer le nom des mes interlocuteurs. Si le commentateur concerné ne change pas de police de caractère pour une écriture civilisée, je me verrais au regret de le bannir.

Catégories : Heurs et humeurs

Mémoire commune

novembre 28, 2008 · 2 commentaires

Possédant un petit catalogue de figures historiques estimables, je profite du 177ème anniversaire de la mort de l’une d’elle pour en dresser le portrait. Le 28 novembre 1871 Louis Rossel a été fusillé à Satory pour avoir, en tant que militaire, porté les armes contre la France, en fait pris part à la Commune. C’est de lui dont il s’agit.

Admirer un protestant républicain et communeux peut sembler quelque peu décalé par rapport à certaines de mes chroniques. Pourtant Louis Rossel avait des qualités essentielles: il aimait profondément la France et voulait la servir avec droiture. Faisant partie des assiégés de Metz comme capitaine du Génie, il fait son possible pour encourager la résistance et lorsqu’il devient évident que Bazaine va capituler, il s’échappe et rejoint l’armée française en passant par la Belgique. Après avoir rencontré Gambetta, il travaille, en vain, à la formation d’une armée digne de ce nom pour repousser les Prussiens.

Ensuite, il est écoeuré par l’armistice de janvier 1871 et le traité de paix conclu entre Thiers et Bismarck. Alors le 18 mars 1871 quand il apprend à Nevers le déclenchement de la Commune, il envoie sa démission en ces termes:

Mon général,

J’ai l’honneur de vous informer que je me rends à Paris pour me mettre à la disposition des forces gouvernementales qui peuvent y être constituées. Instruit par une dépêche de Versailles qu’il y a deux partis en lutte dans le pays, je me range sans hésitation du côté de celui qui n’a pas signé la paix et qui ne compte pas dans ses rangs de généraux coupables de capitulations.

En prenant une aussi grave et aussi douloureuse résolution, j’ai le regret de laisser en suspens le service du Génie du camp de Nevers, que m’avait confié le gouvernement du 4 septembre. Je remets ce service qui ne consiste qu’en arrêtés d’articles de dépenses et de remises de comptabilité, à monsieur F, lieutenant de du génie auxiliaire, homme intègre et expérimenté, qui est resté sous mes ordres, par ordre de monsieur le général Vergne, en vertu de votre dépêche en date du 5 du mois courant. [...]

J’ai l’honneur d’être, mon général,

votre très obéissant et dévoué serviteur.

J’aime bien l’insolence froide que manifeste cette missive. Certes les espoirs que Rossel plaça dans la Commune se sont révélés vain. Il essaya de mettre fin au chaos et fut même nommé ministre de la guerre pour ensuite être mis en accusation selon les plus pures lois des mouvements révolutionnaires. Quand il comprit que l’entreprise était vaine, il s’abstint, mais cela ne suffit pas à l’épargner. Il est des époques où la droiture morale, la volonté et le patriotisme ne sont pas compatibles avec le goût du jour. C’est triste.

Louis-Nathaniel Rossel

Louis-Nathaniel Rossel (1844-1871)

Catégories : Ci-devant

Service humanitaire

novembre 26, 2008 · Laisser un commentaire

Momentanément en panne d’idée ou de temps pour les formuler ce qui revient au même, je me lance dans l’humanitaire. J’invite mes lecteurs à s’associer à deux oeuvres qui me tiennent particulièrement à coeur:

- la sécurité à Stalineville qui est enjeu majeur pour des moissonneuses que j’ai quelque peu malmené (cliquer sur le lien dans le blogroll)

- l’exfiltration des enfants martyrs par l’arche de Gonzague.

Retour des idées d’ici vendredi.

Catégories : Sans catégorie

Lubie et quatrains

novembre 24, 2008 · Un commentaire

J’ai la ferme conviction que la concision est le plus sûr moyen d’être lu et compris. C’est la raison principale pour laquelle j’évite de mettre en ligne des dissertations que je n’ai jamais rédigées avec talent (la médiocrité de ma note de philo au bac en est le témoignage, je n’ai su ni confiner au sublime de la nullité, ni atteindre les merveilles du chef d’oeuvre reconnu). En plus, je trouve que l’art des aphorismes et des morceaux courts contraint à donner du sens sans ennuyer.

Ce week-end cette idée a viré à l’obsession. Je me suis mis dans la tête (un rêve ou une lecture) qu’il fallait écrire par quatrains pour que l’idée soit lue et comprise. C’est absurde, je sais. Mais j’ai quand même essayé de me livrer intérieurement à l’exercice. J’avais d’abord trouvé un ou deux vers pour exprimer mon opinion sur la question cruciale de l’avenir du PS, mais je les ai oubliés.

Finalement j’ai trouvé plus audacieux, dans l’esprit de Verlaine sans en avoir le talent. Voici mon premier essai de nouvelle en quatrain trisyllabique (et pour cela préfère l’impair.)

Il s’intitule: Salon de l’agriculture

Toi, ta gueule,

dit Sarko

au péqu’not

qui l’engueule.

J’en essayé un deuxième qui puisqu’il est inachevé porte le titre provisoire d’Inachevé du PS

Ségolène

a la haine

car Martine

…. ?

Je ne suis pas sûr d’être inscrit dans une future anthologie de la poésie française, mais le concept de l’information en quatrains trisyllabiques me semble quand même assez porteur. Ce sera quelque chose envolée.

PS: ai également rempli le questionnaire de Proust, il est en ligne, mais je ne vous dirai pas où.

Catégories : Heurs et humeurs

Faire-part

novembre 23, 2008 · Laisser un commentaire

Après deux nuits de traque intensive,

François (à droite) et Betrand (à gauche) ont le bonheur de vous présenter les nouvelles têtes du parti socialiste:

Ségolène Aubry dans les mains de François, aisément reconnaissable à son élégance à plumes

et

Martine Royal dans les bras de Bertrand, vous nous pourrez vous trompez en regardant son embonpoint.

Les fidèles chiens, Laurent et Dominique, s’associent à cette nouvelle par de joyeux mouvements de queue (surtout Dominique)

becasse

PS: si les protagonistes de cette photo viennent à se reconnaître, je leur présente toutes mes excuses pour avoir pu les assimiler aux dirigeants socialistes.

Catégories : Jeu de massacre

Anarchie, consensus mou et billevesées

novembre 21, 2008 · Laisser un commentaire

Un certain amiral commente mon article précédent qui portait sur l’incohérence atavique de l’anarchiste. Je souhaite apporter quelques précisions complémentaires quant à ma pensée et à ses réflexions. Pour cadrer d’emblée l’échange et ne pas déclencher une querelle picrocholine susceptible de nuire gravement à des nuées de mouche, je tiens à signaler d’emblée que je me place dans la suite de cet aphorisme que Guitry place dans le bouche de Talleyrand:

Intervention et non-intervention sont deux concepts politiques opposés qui signifient approximativement la même chose.

Sur ce, je tiens à indiquer que je suis en parfait accord sur le fait que l’Etat devient étouffant. Il s’occupe de trop de choses et s’en occupe souvent mal. Plus grave, le citoyen a pris l’habitude de se tourner vers l’Etat dès que quelque chose pourrait le menacer dans sa quiétude béate. Cela tend à la boulimie étatique, une nouvelle forme de dépendance maladive. Cette évolution est nuisible à l’individu en ce qu’elle finit par le priver de son existence morale au profit de son confort matériel ou de son hygiène physique, au point que l’Etat est toujours prêt à imposer une nouvelle mesure qui fera notre bien malgré nous.

A cet égard, je crois que le constat de l’amiral est franchement identique au mien. C’est également le point où nous séparons. Je n’ai aucune sympathie pour l’activisme révolutionnaire et la tentation du chaos. J’apprécie encore suffisamment mes contemporains pour ne pas leur vouloir les malheurs d’une révolution.

In fine, j’adhére à ce qu’écrit Bainville dans ces quelques lignes:

Qu’elles [les dictatures] soient de droite ou de gauche et elles sont plus souvent de gauche que de droite, elles renferment toujours une large part d’inconnu. Il est préférable d’en faire l’économie, c’est à dire de ne pas en avoir besoin ou de ne pas y tomber sans le savoir.

Catégories : Sculpture de fumée

Anarchie et incohérence

novembre 19, 2008 · 4 commentaires

Je ne sais pas si c’est l’effet d’une éducation “comme il faut”, le résultat de plusieurs génération d’embourgeoisement ou l’élection de Sarkozy, mais l’anarchie me donne de l’urticaire. Espérer que l’harmonie naîtra du désorde et de l’absence de pouvoir (c’est si j’ai bien compris le rêve des anarchistes) me semble relever de la volonté profonde de pervertir l’ordre existant pour s’emparer du pouvoir ou d’une utopie bisounoursique qui laisse présager de lendemains qui déchante. Je note d’ailleurs qu’en général on commence par croire au gentil monde des bisounours qu’on cherche avant de virer à la tyrannie la plus délirante. Une histoire intégrale des révolutions est là pour en témoigner.

Alors quand je découvre ce magnifique communiqué, je me gausse. Que les idiots qui ont été arrêtés dans l’affaire des caténaires soient simplement des lampistes arrêtés pour rassurer la population, cela est possible. Dans ce cas je crois que la police, au fond, se moque complètement de “l’essentiel de leurs motivations”. Ensuite, je ne suis franchement pas sûr (toujours dans ce cas) que notre gouvernement ait les obscures intentions qui lui sont prêtées. C’est une action de comm de plus faite au détriment de quelques marginaux agités qui ont déjà manifesté leur propension à foutre le bordel.

Surtout, je remarque que l’hypothèse de l’innocence de ces valeureux et joyeux drilles d’un phalanstére du Cantal (ou de Corrèze) n’est pas franchement défendue. Les anars ne dénoncent pas une erreur judiciaire mais le fait que l’Etat exerce son autorité à leur encontre. Je ne vois pas ce qui peut les étonner, puisque l’Etat se comporte exactement comme ils l’attendent. Et puis ce refus de toute organisation ou parti quand précisément on appelle à une action et on fait diffuser ce genre de manifeste, c’est un peu comme dire: “personne ne vous le demande, surtout pas moi, mais faites-le”. D’ailleurs le parti de l’imaginaire qui revendique l’appel, n’est-ce pas un parti?

Enfin, j’ai lu ailleurs que l’objectif aurait été de contraindre les passagers du TGV à prendre du temps. Ce que le sondage à côté du manifeste semble corroborer. Alors l’incohérence arrive à son sommet. Après le parti qui organise une manifestation hors du cadre de tout parti ou organisation, nous aurions droit aux gentils anarchistes contempteurs de toute contrainte qui s’amuseraient à contraindre les gens à prendre du temps. C’est aussi charmant que Pol Pot qui a choisi de contraindre les citadins à visiter la campagne et les intellectuels à se livrer aux travaux des champs.

Encore un qui refusait de prendre du tempsexecution

Catégories : Heurs et humeurs · Sculpture de fumée

En direct du G20 (suite et fin)

novembre 17, 2008 · Laisser un commentaire

Je vidais un nouveau godet avec Wladimir et nous devisions gaiement du réchauffement climatique qui nous vaut un temps pourri depuis le printemps quand un attroupement de badauds bien parisiens me signala la fin de la réunion coopéraive syndicale de mon supermarché préféré. Comme Nicolas ne semblait pas être trop importuné je pus me faufiler jusqu’à lui et reprendre le fil d’une discussion interrompue. Heureusement, la délibération des salariés du G20 semblait avoir été autant arrosée que mon attente à la station service. De mémoire et hors borborygmes cela donna à peu près:

- Alors Nicolas, avez-vous réussi à sauver votre bazar?

- M’sieur Naïf, grâce à la présence de monsieur Hu des Délices de Pékin (le restaurant chinois vietnamien du coin, comme partout) et de monsieur Singh du Ganesh Nucléaire (un nouveau restau indien qui vient d’ouvrir) nous avons eu un dialogue constructif qui nous a ouvert la voie pour des solutions novatrices qui assureront à terme une économie solidairement durable dans le quartier (là je ne sais pas si ce n’était pas une économie durablement solidaire).

- Auriez_vous réussi à les convaincre de ne pas ouvrir une nouvelle friperie en plus de la Foir’fouille et de Tout à un euro?

- Ah non, nous ne voulons surtout pas porter atteinte au libre commerce, mais l’ouverture à la diversité a été définitivement renforcée par notre adhésion massive aux valeurs solidaires. Non seulement l’expérience de féminisation du rayon bricolage a été une pleine réussite grâce à la solidité d’Angela (une hommasse pas commode qui devrait plutôt s’appeler Angelo, mais qui a quand même le mérite en adhérant à la CFTC de s’entendre avec un magasinier de la CGT), mais un avenir radieux s’ouvre avec la désignation d’un nouveau gérant fruit d’un enrichissement mutuel de la vieille Europe et de la jeune Afrique.

- ??????

- Certes il reste quelques mauvais esprits comme Silvio du rayon habillement, ce bellâtre mal fringué et m’as-tu-vu (là c’est Nico qui parle). Il se permet de faire des blagues de mauvais goût en croyant faire de la haute couture quand il vent des jeans pourris, mais nous avons réussi à lui faire comprendre la gravité de son inconduite verbale.

- Concrètement, allez-vous échapper à la liquidation?

- Il ne faut pas poser la question en ces termes. Dominique le banquier que j’ai fait choisir par la coopérative unanime nous a promis un soutien sans faille grâce à ses performances au tennis. Notre crédibilité est sauvée, et comme Hu et Singh détiennent déjà une participation majoritaire dans notre entreprise nous allons pouvoir construire une entente constructive dans une perspective win-win.

- Win-win, serait-ce une nouvelle philosophie orientale?

- Mais non, c’est une expression de Jean-Pierre notre ancien responsable communication qui en avait fait un slogan magnifique pour que les clients disent Yes à nos produits frelatés. Avec la tempête dans un crâne de Ségolène (la caissière un peu hautaine qui engueule les clients en leur refilant des tracts de la LCR) nous avons pu atteindre le sommet de la perfection communicationnelle. D’ailleurs cette réussite méritoire fera demain le titre de notre journal gratuit (le Figarose).

- Et concrètement ?

- Cette réunion est un grand succès qui résout les questions fondamentales posées par les impayés des clients nécessiteux qui ont abusé de notre carte de fidélité Cofinco. Nous allons désormais asseoir leur dette sur les biens des clients solvables dont nous tenons la liste de courses.

- En clair, les prix vont augmenter et je vais devoir cracher au bassinet.

- Mais non, tu fais preuve d’un manque ébouriffant de civisme républicain démocratique.

- Et si je veux changer de crémerie?

- Tu raqueras quand même pauvre con!

Sur ce je pris mes cliques et mes claques, et comme il n’y a pas d’autre supermarché à l’horizon je me prépare à me serrer la ceinture en ouvrant mon portefeuille.

PS: Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait pure coïncidence.

Catégories : Ce vaste monde