Regard Naif

Entrée de février 2009

Remède au mauvais goût

février 27, 2009 · 2 commentaires

Trop souvent nos écrans sont encombrés d’inventions plus ou moins humoristiques. Nous aussi, réagissons!

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Qui connaîtra monsieur Pinard?

février 23, 2009 · Laisser un commentaire

Pour celui qui se plonge à corps perdu ou défendant dans des revues vénérables pour extraire la sagesse de nos ancêtres, une question récurrente surgit: qui étaient les doctes personnages qui, il y a moins d’un siècle pontifiaient sur les migrations des drosophiles arctiques, ou les talents d’Hégésippe Simon, précurseur et éducateur de la démocratie. Il ne reste que quelques signatures éparses ici où là que seules des fourmis seraient capables de relier pour reconstituer la pensée cohérente des sénateurs qui en 1913 étaient prêts à se rendre à Poil dans la Nièvre pour célébrer le héros précédemment cité, mais comme les fourmilières sont interdites dans les bibliothèques, cela ne se peut. Bien sûr un érudit finit parfois par retrouver la trace du discours de tel grand homme ou de la profondeur de ses réflexions parue dans la revue des sciences humaines, sociales et exotiques publiée mensuellement par l’académie de Vesoul de 1787 à 1939. Le lecteur notera d’ailleurs que la dissolution de cette prestigieuse société savante est une des graves conséquences de la tyrannie réactionnaire qui s’abattit alors sur la France.

L’abandon ne devrait pourtant pas être le sort commun de ces intellectuels méconnus. Ils devraient briller encore une  fois lorsque les barbares reviendront. Ceux-ci sauront eux aussi mettre à profit les monceaux de sagesse accumulés sur des rayonnages obscurs. Ils les mettront une dernière fois à l’air libre dans un grand feu de joie qui réchauffera leurs carcasses et fera cuire leur roti. Plus tard, quand il y aura à nouveau des archéologues, on retrouvera quelques feuillets qui se seront envolés et auront servi à emballer du poisson, ou en creusant on remettra la main sur tel numéro d’une gazette prestigieuse qui calait une table au fond d’un appentis. Alors des questions métaphysiques comme l’origine du mot pinard trouveront enfin une réponse. La vieille légende d’un sénateur qui aurait fait attribuer une ration de vin en récompense au dévouement des soldats serait enfin contredite. On s’en douterait déjà depuis la redécouverte des pensées de Roselyne Bachelot, philosophe  et hygiéniste influente du XXIème siècle.

Alors quand on tombera sur un lot d’exemplaires de la Lanterne oubliés dans sa cave par quelque érudit qui renonça à emporter cette histoire précieuse et magistrale du règne de Napoléon III, ce nouvel Achab, on trouvera enfin le fin mot de l’histoire dans les écrits du grand chroniqueur Henri de Rochefort-Luçay.

Ce passage éclairera définitivement nos descendants:

Le ministre de l’intérieur avait pour me couler à tout jamais, un moyen bien facile: c’était de m’accorder immédiatement ce que je lui demandais. En effet si quelques journalistes ont pu se déclarer surpris de ma voir solliciter une faveur de cette nature, ils l’eussent été bien davantage en apprenant que je l’avais obtenue par retour du courrier.

- Ah ça, n’eussent-ils pas manquer de se dire, comme c’était leur droit, M. Rochefort, qui pose pour  l’indépendant et même l’intraitable, il paraît qu’il n’est pas  avec le pouvoir aussi en froid qu’il voudrait le faire supposer puisqu’il obtient au premier mot des autorisations qu’on refuse à tant d’autres.

De là à être appeler mouchard, il n’y a qu’un tout petit pas. (…)

Aussi, une fois ma lettre mise à la poste, je l’avoue, j’eus peur. Je me réveillais quelque fois la nuit pour me faire ces réflexions: “Si le ministre est aussi intelligent que le prétendent ses amis, je suis perdu. Il va me répondre par un “oui” charmant, et pour peu qu’il donne à la Lanterne le privilège des annonces judiciaires, il ne me restera plus qu’à me brûler la cervelle.

Plusieurs camarades à qui j’avais fait part de mes inquiétudes m’assuraient d’autre part que M. Pinard était bien trop fin pour donner dans le piège.

Heureusement, ils se trompaient, M. Pinard est peut-être fin, mais à coup sûr, il ne l’est pas trop; car, après quelques jours d’ intolérable attente, je reçus, signée de lui, une lettre où il me refusait sans commentaire. J’étais sauvé!

C’est cela la vérité. L’intelligence de ce ministre Pinard était tellement obscurcie que cela en était devenu proverbial. Et par quoi son intelligence pouvait-elle être ainsi obscurcie si ce n’est par l’abus de  vin, cette dangereuse boisson alcoolique qui était alors si facilement disponible en vente libre et que l’affreux gouvernement n’hésitait pas à employer pour corrompre le peuple en en faisant des distributions gratuites dans des fêtes aux côtés desquels les abominations d’Achab et de Jézabel passeraient pour de gentilles fantaisies. Les sages ne furent pas dupes et désignèrent ce breuvage malsain du nom du corrupteur éthylique.

La vérité est enfin rétablie et les générations à venir ne devront pas négliger de maudire ce Pinard.

Le pinard, cette abomination, cause des maux sociaux des temps anciens.

Le pinard, cette abomination, cause des maux sociaux des temps anciens.

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Verdun

février 21, 2009 · Un commentaire

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Pour évoquer un des évènements du siècle dernier,  qui débuta il y a de nombreuses années jour pour jour, je m’en remets à une vraie plume.

Deux combattants de Verdun s’accordent, et même se font des politesses sur la valeur respective de leur armement: “Mais non, vos obus étaient les plus à craindre. Non, non, c’étaient les votres.” Tout le monde est au fond de soi convaincu qu’il n’y a que deux soldats au monde, le soldat français et le soldat allemand. Seulement lorsque j’entends un Français et Allemand de Verdun qui parlent de “leur” guerre, je sais qu’au fon de lui, le Français se dit: après tout, Verdun, c’était chez moi, et que cette réserve l’empêche de se donner entièrement au plaisir de la chevalerie et de la réconciliation après le combat; et, tout naïvement, l’Allemand ne comprend pas cette réserve.

Je ne crois pas que les peuples puissent jamais se comprendre. Je ne crois pas aux rapprochements, ni par les élites ni par les masses. Je crois à la prudence et je crois à la nécessité. Il s’agit de les saisir toutes les deux.

Les sept couleurs

Vu du ciel, Douaumont décembre 1916

Vu du ciel, Douaumont décembre 1916

Vu du sol

Vu du sol

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Arrête ton char…

février 19, 2009 · Laisser un commentaire

Quand on est l’héritier d’une grande famille de marchands de canon et vendeurs de journaux, c’est difficile d’attendre d’avoir sa place. On peut toujours s’amuser à diriger un hebdomadaire, voire un groupe de presse, à se faire élire à la Chambre des députés. Cela ne va pas chercher loin. On finit toujours par se heurter au plafond de verre.

En politique, il faudrait une crise apocalyptique pour pouvoir prétendre devenir ministre. En France, il reste encore quelque pudeur et la république essaie de sauver les apparences. Pour être ministre on peut être affairiste dans l’humanitaire, marchand de moraline, mais quand même marchand de canons de luxe, cela ne ferait pas très décent. Alors quand il faut choisir entre le Rafale et le maroquin, c’est tout vu pour papa. Même le Sénat, c’est pas possible, cela ne se ferait pas non plus de dormir dans la même Chambre que papa.

Dans les media, c’est la même chose. On a le droit de pondre des éditoriaux dans Valeurs Actuelles, mais il ne faut quand même pas pousser et prétendre s’occuper d’un grand quotidien bien-pensant que papa a racheté.

Alors forcément on a des idées, pas très bonnes, mais éventuellement profitables. Alors la souffrance de ses contemporains dans la détresse, on la comprend. On est prêt à tout pour assurer leur dignité. C’est comme cela qu’on finit malencontreusement par signer une proposition de loi dont il faut reconnaître que le rédacteur avait la plume moins agile qu’un avion de chasse.

Pour s’assurer que l’élimination des souffrances et des souffrants se fassent bien dans la dignité, on hésite pas à proposer des solutions innovantes: “mieux qu’une commission, une RCP : réunion de concertation pulridisciplinaire.” C’est vrai que commission cela a un peu tendance à annoncer le sani-broyeur alors que réunion de concertation pluridisciplinaire, cela pose son homme. Dans un cercueil peut-être, mais qu’importe! L’essentiel est que cela se fasse avec amour et dignité et que les proches du cercle familial puissent participer à la décision propre et nette. D’ailleurs si papa Dassault voulait bien attendre que la loi soit votée pour tomber malade, ce serait tout benef.

Il est vrai qu’Olivier Dassault présente toutes les garanties morales pour siéger dans une telle commission qu’il propose avec ses petits camarades de l’UMP. Chroniquer à Valeurs Actuelles, ça vous donne une éthique non! Et puis dans la famille on a la santé. Grand-papa  Marcel étant mort à plus de 90 ans, papa Serge a du attendre l’âge de la retraite pour s’occuper d’avions, alors le petit Olivier il devra bien attendre avant d’approuver la mise à mort du père en compagnie de médecins voués au rôle de jurés et de bourraux si affinité.

Petiot, Mengele et Olivier pour trancher des destinées de papa Serge, ce sera une belle réunion de concertation pluridisciplinaire pleine d’éthique contemporaine sociale, démocratique et républicaine. Cela pourrait même être festif (surtout à la fin).

Pourtant pour les héritiers pressés, une petite annonce dans le Chasseur français peut suffire pour trouver une solution à tous ses problèmes, un truc du genre:

Particulier recherche fine gachette pour safari en Essonne.
Phare de recherche et tir en 4×4 autorisés.
Contacter la rédaction, discrétion assurée.

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Ecrits et soupçons

février 17, 2009 · Laisser un commentaire

Les écrits ont une vocation assez simple: nourir la réflexion de celui qui les tient. Ils ont également un effet secondaire parfois amusant: alimenter et exprimer les préjugés de ceux qui regarde celui les tient. Lire en compagnie attire les regards des curieux, mêmes ceux du naïf. C’est souvent bien commode dans le métro pour saisir à la volée sur le gratuit  de son voisin l’écume du jour. C’est presque aussi simpleque de regarder les journaux télévisés, et généralement beaucoup plus rapides. Quelques lecteurs de métro, vingt minutes ou direct matin suffisent à connaître les préoccupations de ses contemporains en moins de six stations de métropolitain.

Avec des livres exotiques, c’est aussi un moyen de réaliser un sondage garndeur nature. Débaler Rivarol ou minute aux heures de pointe peut à cet égard s’avérer une expérience assez amusante, et appeler des reagrds aussi amènes que ceux qu’on envoie au premier barbu qui dévore sur son strapontin un ouvrage se lisant de droite à gauche.

Il est pourtant un temple du livre en France où ne devraient se trouver que des esprits supérieurs, prêts à accepter toutes les bizarreries littéraires puisque c’est le seul endroit où on trouve toute la littérature française et souvent étrangère à la libre disposition des esprits éclairés: la bibliothèque François Mitterand, du nom du célèbre lecteur de l’Action Française qui n’a pas hésité à se plonger dans les oeuvres de Marx et Jaurès.

Et même là on arrive au même phénomène que dans le métro. Il y a quelques jours, relégué dans la section philosophie, j’ai pu saisir cette expression dans les yeux de mon voisin. Quelques ouvrages répandus sur ma table ont fait naître dans ses yeux cette lueur unique qui indique la volonté de signaler le contrevenant à la HALDE, au CRIF et à la LDH.

Il est vrai que c’est un endroit où on sait ce que c’est la bête immonde en version papier: des volumes imprimés avec des caractères bizarres, réservés au titre d’un quotidien de référence. Surtout si vous ajoutez à cela une iconographie riche de feuilles de chêne sur les couvertures et des représentations abominables d’hommes en uniforme à casquette plate, casque à pointe ou casque à boulon dans les pages intérieures. Il est vrai que pour le lecteur d’un philosophe français inspirateur de mouvements contestataires, ces représentations sentent le souffre.

A ce regard, je compris que l’autre exilé de la section L qui s’intéressait aux danses macabres avait bien de la chance de pas se trouver à côté d’un Torquemada à la petite semaine. C’est vrai, dans la section L de la belle institution où je me trouvais, on peut lire ce qu’on veut puisque tout est une source primaire.

Fort de ce raisonnement, je pus m’en retourner la conscience tranquille en me disant qu’aucune lecture ne saurait être taboue. Toutefois aujourd’hui, perturbé par les exigences d’un quidam qui insistait à voix haute pour obtenir sa commande et s’écriait comme dans le premier kiosque venu qu’il avait absolument besoin du Paris Turf de janvier 1955, je suis tombé dans un questionnement profond. Ma première réaction est-elle la bonne? Toute source a-t-elle réellement un intérêt, même dans la section L des gens intelligents?

Aujourd’hui j’ai une angoisse. Quelque physicien va-t-il brutalement examiner près de moi les théories d’Heisenberg et me demander quelques précisions en rapport avec mon sujet d’étude. J’espère que non, car qui ferait le lien entre les casques à pointe, les casques à boulons et les casquettes plattes et le génial inventeur du principe d’incertitude. Heureusement, google ne livre aucune preuve photographique propre à satisfaire cette interrogation, et je n’aurais pas à m’étendre sur ce cas amusant.

Catégories : par hasard
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Dresde et l’histoire au tribunal

février 15, 2009 · Laisser un commentaire

Il y a soixante-quatre ans, la ville de Dresde a été rasée par les bombardiers de la perfide Albion. Cet épisode est un des sommets atteints par l’espèce humaine pour prouver son talent à détruire le maximum de vie et de trésors historiques en un minimum de temps. Ce fut peut-être même un record d’efficacité qui malheureusement ne tint pas un mois, puisque les Américains ne supportent pas d’être battus, quelle que soit la compétition.

Il est heureux d’ailleurs que ce type de concours ait quelque peu cessé depuis, et qu’ on s’en soit tenu à des arpents de sable déserts, aux solitudes glaciales de Sibérie ou aux mers lointaines pour tester les outils qui auraient permis de faire pire en termes de destruction instantanée au moindre coût.

Dresde mérite donc de figurer avec les sacs de Constantinople ou de Magdebourg au nombre des symboles de notre étrange capacité à réduire en cendres ce que nous devrions préserver. Ces épisodes sont certes des inepties, mais ils sont surtout des objets de réflexion. Ils doivent être traités avec précaution, et examinés sans relâche pour tenter de comprendre comment il est possible de maîtriser les fureurs guerrières. C’est une tâche d’historien, et peut-être le meilleur service qu’ils peuvent rendre à nos gouvernants.

Il y a toutefois un risque dans cette tâche, celui de vouloir régler les questions posées dans un tribunal. C’est ce qui m’agace quand je lis ce que des conservateurs allemands, généralement intelligents et agréables à lire, suggèrent au sujet de Dresde. Un tribunal pour crime de guerre pour Dresde, la belle affaire! Qu’un bolchevique comme Gayssot veuille écrire l’histoire dans les prétoires n’a rien  d’étonnant, mais de la part de gens qui se veulent sages?

Un tribunal, cela a vocation à régler définitivement la question pour les contemporains, à faire cesser les débats, à régler les comptes et à mettre un point final. Alors lorsque les acteurs sont vivants et que les plaies saignent, c’est une manière de cautériser. Après soixante ans: une manière de vouloir revenir en arrière et changer le chemin parcouru? un prétexte à revendications?

Plutôt que de vouloir obtenir aujourd’hui réparation pour des méfaits anciens, il serait plus utile d’appliquer les vieilles recettes de la loi Hébraïque: ce bouc émissaire qu’on charge des péchés et qu’on envoie régulièrement dans le désert, et ces malédictions qui s’éteignent avant trois générations.

La femme de Lot se retourna et fut transformée en statue de sel

La femme de Lot se retourna et fut transformée en statue de sel

Finalement, face à ce type de drame, il me semble exister deux voies:

  • se retourner, en voulant refaire le chemin parcouru et trébucher sur la première pierre,
  • garder en mémoire les dangers rencontrés et poursuivre sa marche en guettant ceux qui pourraient leur ressembler.

La première conduit à traîner l’histoire au tribunal, la deuxième à essayer de s’en servir comme bâton, et c’est sûrement plus difficile.

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On ne s’entend plus

février 9, 2009 · Laisser un commentaire

Catégories : Grâce aux Lumière
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Idée naïve

février 7, 2009 · Un commentaire

Quand on a l’esprit mathématique, il est aisé de constater que le choix des gouvernements est un simple problème combinatoire.Pour résoudre les problèmes, la solution élémentaire est donc la permutation. Elle est à la combinaison gouvernementale ce qu’une poutrelle d’acier est à la Tour Eiffel.

Dans les polémiques politico-religieuses actuelles, cette idée mérite de s’appliquer pour, en un tour de main, rétablir une charpente solide de notre gouvernement spirituel et politique. La solution est éclatante: nommer Benoît XVI au Quai d’Orsay et envoyer Bernard Kouchner sur le siège pontifical.

En effet, le Saint-Père est accusé de mêler habilement charité, dialogue avec les parias, Realpolitik, et négligence des intérêts temporels et mondains de l’Eglise, alors qu’au contraire Bernard Kouchner aurait su habilement dissimuler une brillante entreprise de profits temporels sous couvert d’une brillante couverture de moraline. Et en plus il est la personnalité préférée des Français qui seraient sûrement prêts à le suivre jusque dans l’église. C’est donc éclatant, Benoît XVI est fait pour la diplomatie et Bernard Kouchner pour la direction d’une église moderne. La permutation proposée et parfaitement adaptée aux problèmes du jour:

Pour discuter avec l’Iran sur la question nucléaire et pour appréhender raisonablement le conflit du Proche-Orient, Benoît XVI paraît bien être l’homme pondéré et intègre qui saurait faire.

Pour conduire des campagnes de recrutement de fidèles et leur vendre une morale facile avec un maximum de profit, Bernanrd Kouchner serait tout indiqué.

Pour le bilan de cette permutation, une chose est certaine, la France aurait tout à y gagner.

Bien sûr des esprits chagrins formulerons des objections.  Elles méritent d’être envisagées, mais elles resteront vaines. Dire que Bernanrd Kouchner est juif restera vain. Saint-Pierre aussi était juif et cela ne l’a pas empêché d’être un grand pape. Benoît XVI est allemand direz-vous. Le gouvernement français a déjà eu suffisamment de grands serviteurs étrangers à travers les âges, de Blanche de Castille à Maurice de Saxe en passant par Mazarin, pour que cette objection tombe d’elle-même à l’heure de la diversité et des talents.

Et puis, c’est sûr que Sarkozy et Merkel seraient prêts à un tel accomodement, alors qu’attendons-nous pour le réclamer.

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Hommage à Roselyne

février 6, 2009 · Laisser un commentaire

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Marmotte, moteur de recherche et foutaise

février 4, 2009 · 2 commentaires

Il y a quelques temps j’illustrai un de mes billets d’une magnifique marmotte tirant au bazooka. Ironiquement, j’appliquai cette légende: la marmotte un animal si gentil. Comme souvent, cela m’était sorti de la tête jusqu’à peu. Google s’est rappelé à moi.

Les statistiques m’ont annoncé une consultation fréquente de cet article ancien dont la pertinence reste intacte, sans que cela puisse expliquer une soudaine affluence de lecteurs. Un examen plus poussé, me prouva la corrélation existant entre les consultations de cet article, les visites en provenance de google images et le mot clé de recherche marmotte. Un petit essai me prouva que dans tous les pays francophones, la recherche d’image avec le mot clé marmotte me met en tête des résultats.

Cela me semble toutefois attenter à ma modestie naturelle, d’autant plus que j’ai toujours négligé l’étude de la zoologie (j’ai fait un peu de biologie dans le supérieur, certes mais rien à voir avec ce charmant animal). Je le confirme donc ici à eux qui prendront la peine de lire en plus de regarder les images, je n’ai aucun magistère en matière de marmottes.

Cet aventure m’éclaire quelque peu sur le fonctionnement des moteurs de recherche. Le principe moutonnier y est en vigueur avec une efficacité remarquable. Panurge reste un archétype qui voue un culte à l’<<intelligence>> des moteurs de recherche.

Ce qui me surprend est qu’aucun des quidam surpris ou interloqués ne m’est laissé de messages d’insulte. J’en déduis, grâce à google, que les amis des marmottes sont plus aimables que ceux des Palestiniens qui n’avaient pas hésité à me traiter de dangereux fasciste sans-coeur, hostile et fanatique.

Et puis, ce que je regrette est de devoir me censurer pour prévenir de futurs incidents avec des amis des petites bêtes moins pacifiques. Je ne pourrais pas mettre de belle image pour évoquer la ptite fille que j’ai entendue hier dans le tram dire à sa mère d’une voix argentine: << Maman, dis! tu te rappelles quand il y avait un rat de l’armoire de Tata Laurence!>>

Un quelconque sans coeur à la recherche d’une citation de Malaparte avec les mots rats, enfants et Varsovie pourrait arriver ici et la confrontation de son cerveau affaibli (un lecteur de Malaparte a forcément le cerveau faible du côté droit) à mes élucubrations pourrait induire un choc terrible de fascistination.

Alors, c’est dommage. A cause de Google, je ne pourrais jamais évoquer le lac Ladoga gelé et le cheval, cet animal sublime en sculpture, ni les plaines de l’Ukraine et leurs chiens valeureux  et fidèles qui se jettent sous les chars pour casser un morceau. Google a rendu certains de mes projets de billet Kaputt, c’est une honte.

En fait, l’évocation des animaux  devrait être interdit aux bloggueurs par le gouvernement. Cela leur interdirait toute tentation de se répandre en propos nauséabonds et d’évoquer un intellectuel dangereux qui est passé du fascisme au communisme sans s’arrêter par la case bien-pensance.

malaparte

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