Verdun

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Pour évoquer un des évènements du siècle dernier,  qui débuta il y a de nombreuses années jour pour jour, je m’en remets à une vraie plume.

Deux combattants de Verdun s’accordent, et même se font des politesses sur la valeur respective de leur armement: “Mais non, vos obus étaient les plus à craindre. Non, non, c’étaient les votres.” Tout le monde est au fond de soi convaincu qu’il n’y a que deux soldats au monde, le soldat français et le soldat allemand. Seulement lorsque j’entends un Français et Allemand de Verdun qui parlent de “leur” guerre, je sais qu’au fon de lui, le Français se dit: après tout, Verdun, c’était chez moi, et que cette réserve l’empêche de se donner entièrement au plaisir de la chevalerie et de la réconciliation après le combat; et, tout naïvement, l’Allemand ne comprend pas cette réserve.

Je ne crois pas que les peuples puissent jamais se comprendre. Je ne crois pas aux rapprochements, ni par les élites ni par les masses. Je crois à la prudence et je crois à la nécessité. Il s’agit de les saisir toutes les deux.

Les sept couleurs

Vu du ciel, Douaumont décembre 1916

Vu du ciel, Douaumont décembre 1916

Vu du sol

Vu du sol

Une réponse à Verdun

  1. une marche silencieuse à douaumont ou au bois des caures, encore valloné par les trous d’obus -et aprés avoir lu Junger ou Remarque…rien de plus émouvant. j’avais la gorge serrée. et j’ai expliqué ça à mon fils.

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