Si la presse quotidienne gratuite est un monument contemporain édifié à la gloire de la bêtise*, la presse sportive réussit à ne pas être en reste. En témoigne ce magnifique extrait de L’Equipe, sous le titre “Serena, pure parisienne”.
“Versailles, c’était superbe, mais en voyant les grilles, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce qui s’était passé ici au moment de la Révolution. J’imaginais tous ces pauvres gens à l’extérieur secouant les grilles pour demander à manger pendant qu’à l’intérieur le roi et sa cour avaient tout ce qu’il fallait. Cela ne m’étonne pas qu’il y ait eu la Révolution, il y avait trop de différences entre l’aristocratie et le peuple.”
Je ne sais pas si Serena réussira sa thèse de philosophie politique à l’université Roland Garros cette année, mais un vieux réflexe m’incite à me poser cette question existentielle:
Jefferson Davis a-t-il eu raison d’abolir l’esclavage?

Une vision de l'histoire qui frappe
* Une anthologie mériterait d’être écrite, mais l’auteur d’une telle oeuvre serait confronté à la surabondance de perles d’une qualité exceptionnelle.
3 réponses jusqu'à présent ↓
Coach Berny // mai 31, 2009 à 11:43
Ah ! Séréna Williams ou l’éternel dilemme de la raquette et de la fourchette.
Peut-on penser avec son estomac monsieur le Naïf ? Certes non ! après analyse de ses propos, l’on peut constater que la vue des grilles du château de Versailles lui fait imaginer une immense boulangerie, du pain ! de la brioche !
Point trop n’en faut de la brioche miss Séréna, vous allez exploser votre body.
Georges // juin 24, 2009 à 2:11
N’empêche, je me la taperais bien, moi, la Serena !
Naïf // juin 24, 2009 à 4:26
Georges,
chacun ses goûts. Pour le tennis, je préférerais avoir des joueuses russes en pension.