Remugles de rentrée

1.
Sur la campagne jumelée d’informations de l’été, je suis tout comme les élus locaux de tous partis: Not in my Backyard! Ni salles de piquage pour drogués irrécupérables, ni campement de romanichels. Surtout que si on commence à faire des mélanges, cela peut donner des  choses détonnantes: faire cohabiter seringues et  tsiganes, c’est un truc à finir au bout d’une corde (de chanvre).

Respectons le principe de précautions, pas de cela à moins de 5 Km. Le lecteur perspicace devra admettre un effort particulier de tolérance puisque serait parfaitement ouvert aux toxicomanes et auxvoleurs de poules plus de 99% de la surface de notre belle planète pour n’en réserver aux intolérants incorrigibles qu’un disque de 5 Km de rayon approximativement centré gare Montparnasse.

2.
Lu moultes critiques, avis, jérémiades sur les nouveaux programmes d’histoire. Le Monomatopa, tant vanté par les chroniques véridiques de Voltaire, serait la source de l’ignorance qui conduit à l’avilissement morale le plus ignoble. Pourtant comme le prouve le reportage authentique joint, il n’est pas nécessaire de connaître Napoléon et Louis XIV pour avoirle sens des valeurs.

3.
Lu sous la plume de la correspondante en Suisse du Figaro cette phrase admirable:

Malgré les efforts de la Banque Nationale Suisse pour limiter l’inflation, qui pénalise les exportations du pays, l’escalade du franc se poursuit lentement mais sûrement.

Je ne sais pasoù elle a pris ses  leçons d’économie, mais il est urgent de la nommer au gouvernement. Avec elle on peut s’attendre à ce que le contribuable s’enrichisse en payant son impôt.

4.
Entendu Bayrou justifier ses rencontres avec notre Président bien aimé au cri de :”Si je l’ai rencontré c’est parce que je suis poli et son opposant irréductible.” Conception étonnante du savoir-vivre que d’imposer sa présence à quelqu’un à qui on sait être insupportable.
Comme au même moment il s’égosillait “Vous n’avez pas le droit de dire ça!” pour arrêter une description de nos villes, on peut se demander si cet homme a tout son entendement. Sans être aliéniste, cela semble être un cas rare de rencontre entre gasconnade et langue de bois.

5.
Discours de notre maître élyséen:

L’égalité, ce n’est pas de donner la même chose à tout le monde, c’est de donner plus à ceux qui ont moins

J’ai comme l’impression que l’auteur des discours présidentiel s’est emmêlé les pinceaux entre la parabole des talents et la Ferme des animaux. Le seul risque de cette confusion serait qu’il envoie un télégramme de félicitations à Orwell le jour de Pâques.

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