Voici un peu plus d’une semaine, il était clamé urbi et orbi que 94% des Français sont favorable à l’euthanasie. Et attention précisait le sous-titre, ce sondage a été fait sur un échantillon représentatif. Pas la peine d’aller plus loin, bonnes gens, cette enquête vaut tous les référendums.
Avec ma paresse, je ne suis pas aller plus loin, à quoi bon? Je ne saurais donc pas si on demandé aux sondés s’ils préfèrent une petite piqure qui leur donne droit à une fin douce, apaisée, sans souffrance plutôt qu’à une horrible agonie durant laquelle ils se tordront de souffrance jusqu’au moment d’exhaler un dernier râle torturé. Néanmoins, je reste sans voix sur cette manière de demander leur avis à des gens bien portants quant à savoir comment ils veulent mourir. C’est un peu comme demandé aux clients d’un grand restaurant si la gargotte d’à côté doit proposer fromage et dessert. Au fond c’est chez les patients de gériatrie et de soins palliatifs de savoir s’ils veulent respirer une minute de plus, s’il vous plait monsieur le bourreau. Et là, je crois que La Fontaine ou un pauvre bucheron tout couvert de ramée, courbé sous le poids des ans et des impôts, ont déjà répondu. Ce qu’ils attendent de la camarde c’est qu’elle les aide à porter leur fagot plutôt que de les envoyer vérifier leurs idées métaphysiques sur l’autre rive de l’Achéron.
Pourtant d’ici peu on va nous inventer le droit opposable au trépas sans péril. Quelque chose comme l’interruption volontaire de vieillesse.
Dans le même genre on apprend que les Français et leurs proches ne sont pas d’accord sur les rites funéraires. Les premiers préfèrent l’incinération quand les seconds veulent les voir enterrés. Nous ne saurons toutefois pas si l’inhumation doit précéder ou suivre le droit opposable défini plus haut. Gageons que l’Etat a déjà une idée et que ce sera la moins chère.
Enfin, et sans rapport avec ce qui précède, rendons hommage à la mode de Guerlain au grand disparu d’il y a quarante ans:
C’était un bosseur, il a travaillé comme un nègre de Pétain!
Et en sus rendons, comme Desproges, à Bokassa, à Napoléon, aux corses, infirmes, débiles et nègres ce qui leur est dû.
Des recettes pour Villepin?
PS: Un reportage sur la dégénérescence des marronniers dans nos régions est attendu avec impatience. Il faut des solutions à ce problème, qui défigure nos parcs et jardins.