Dans un petit échange récent avec un commentateur bien connu des lecteurs réguliers de l’amiral, j’ai eu droit à une explication qui se voulait lumineuse mais à la clarté douteuse. En quelques phrases, cet emplumé m’exposait les bienfaits du vivre ensemble avec un accueil dans le sens du progrès et accessoirement les raisons profondes et injustement méconnues de l’échec répété du communisme.
Si j’ai bien saisi, tout remonte à la Création. Le grand manitou dans son immense sagesse anticipant les progrès dit “il y aura un Bien et il y aura un Mal, il y aura des gentils et il y aura des méchants, il y a un temps ramasser des pierres et un temps pour les jeter”. Il y eut un soir, il y eut un matin et l’humanité se leva pour la seule fois sans qu’aucun de ses membres souffrît de la gueule de bois.
Depuis ce jour, elle se débat contre le Mal et la gueule de bois rien que par la faute des méchants. Pourquoi? Tout simplement parce que les gentils ont naturellement des idées gentilles et vont vers le bien sans y penser, alors que les méchants, ces gros salauds, ils refusent le Bien et donc ils font le Mal comme l’auteur de ce billet néfaste.
Alors voilà, parfois il y a aussi des méchants qui essaient de se faire passer pour des gentils, mais heureusement il y a un truc imparable pour les détecter : ils font capoter le communisme, et quand le communisme capote, c’est juste parce que le dirigeant est par hasard un méchant.
Pour en revenir au vivre-ensemble citoyen de progrès accueillant et solidaire, c’est le Bien. Donc les gentils ils sont pour et cela n’apporte que du Bien. Un hasard malheureux pourrait faire qu’un ou deux méchants s’infiltrent (interprétation naïve), mais comme le montre si bien le communisme cela n’arrive pratiquement jamais, ou en tout cas pas plus d’une fois (sur une) en moyenne.
Alors il faut vraiment que les gentils s’unissent pour obliger les méchants comme l’auteur de ce sale billet nauséabond de devenir gentil et accueillant et de donner la main à tout le monde. Hein parce que comme l’a dit le poète, “si tous les gars du monde…”