Figaro: Pécresse souhaite élargir la diversité sociale au sein des grandes écoles.
On hésite entre deux points de vue: la discrimination positive il y a vingt ans nous aurait évité Pécresse aujourd’hui, ou le ministre de l’enseignement supérieur aurait un drôle de gabarit dans 20 ans.
Il y a quelques temps, j’avais présenté brièvement un des derniers films de Guitry, Assassins et voleurs. Dans une autre de ses oeuvres d’après-guerre le mauvais esprit nourri du mauvais air de l’épuration répand les effluves du terroir. C’est de La Poison qu’il s’agit. Michel Simon y joue parfaitement le cul-terreux d’un bourg perdu qui finit par tuer sa femme devenue laide.
Ce qui rend ce film particulièrement bon, est qu’il porte la touche du maître, en particulier dans le générique. Typique cette idée de présenter ses acteurs, collaborateurs, et autres au lieu de faire défiler leur nom.Ensuite, il évite l’écueil du théâtre filmé dans lequel il était tombé dans ses films d’avant-guerre. Et la comédie de moeurs, ou le drame puisqu’il y a assassinat, est le genre où il excelle, mieux que dans les tableaux en Technicolor de Si Versailles m’était conté ou de Napoléon.
Il manifeste un véritable génie de cinéaste dans la fin de cette scène où le mime se joint à la radio pour un effet surprenant. Il y a aussi cette scène du procès où tous les adultes sont partis voir leur concitoyen aux assises tandis que leur progéniture restée au village joue gentiment au mari qui tue sa femme et qui se fait juger. Cela finira avec une guillotine, mais il est impossible de dire qui est le plus sauvage des parents ou des enfants.
Il y aussi cette magnifique plaidoirie de Michel Simon, alias Braconnier, des arguments percutants pour une justice préventive.
A noter également une dernière trace de cynisme lorsque les paroissiens envoient chez leur curé une délégation avec l’idiote du village pour qu’il la transforme en sainte attraction selon “l’exemple de la ville voisine de Lisieux.” Heureusement, le prêtre est honnête et il est encore possible de croire que Sacha Guitry n’était pas un trop mauvais chrétien.
Un remake a été fait avec Villeret et Balasko vers 2000, sans aucun doute il faut préférer l’original.
Si la presse quotidienne gratuite est un monument contemporain édifié à la gloire de la bêtise*, la presse sportive réussit à ne pas être en reste. En témoigne ce magnifique extrait de L’Equipe, sous le titre “Serena, pure parisienne”.
“Versailles, c’était superbe, mais en voyant les grilles, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce qui s’était passé ici au moment de la Révolution. J’imaginais tous ces pauvres gens à l’extérieur secouant les grilles pour demander à manger pendant qu’à l’intérieur le roi et sa cour avaient tout ce qu’il fallait. Cela ne m’étonne pas qu’il y ait eu la Révolution, il y avait trop de différences entre l’aristocratie et le peuple.”
Je ne sais pas si Serena réussira sa thèse de philosophie politique à l’université Roland Garros cette année, mais un vieux réflexe m’incite à me poser cette question existentielle:
Jefferson Davis a-t-il eu raison d’abolir l’esclavage?
Une vision de l'histoire qui frappe
* Une anthologie mériterait d’être écrite, mais l’auteur d’une telle oeuvre serait confronté à la surabondance de perles d’une qualité exceptionnelle.
Quand on est bien appris, on sait qu’il faut demander s’il vous plait quand on demande son chemin à quelqu’un et qu’on ne dérange pas les gens quand ils sont occupés. Alors même une jeune femme qui manifeste a intérêt à observer les règles du savoir vivre. Sinon le policier britannique perd son légendaire sang-froid.
Et puis zut, un flic qui tape un manifestant qui refuse d’obtempérer, et bien ça soulage. Merde quoi, elle n’avait qu’à être polie la grosse, et puis l’égalité des sexes, c’est aussi le droit de prendre des mordales et des coups de trique.
Je lis 20 minutes une fois par mois. C’était aujourd’hui et je tombe sur cette phrase extraordinaire qui me conduit à revoir de fond en comble mes connaissances en biologie. Si un journaliste le dit c’est vrai, et l’insémination artificielle permet depuis 5 ans à deux ovules de se féconder. L’amour fait des miracles et transforme la nature. Alors les grincheux doivent cesser un combat rétrograde qui empêche l’humanité de s’épanouir.
Wanda, 42 ans, en couple avec son amie depuis une vingtaine d’années, élève deux jeunes enfants en région parisienne. L’aîné a 5 ans, son amie l’a eu avec elle via une insémination artificielle en Belgique.
PS: En plus on a garçon qui a deux chromosomes X, un de chacune de ses mamans, puiqu’aucune n’a de chromosomes Y. Avec un peu de chance on aura bientôt des filles à deux chromosomes Y, puisqu’on arrête pas le progrès.
Momentanément en panne d’idée ou de temps pour les formuler ce qui revient au même, je me lance dans l’humanitaire. J’invite mes lecteurs à s’associer à deux oeuvres qui me tiennent particulièrement à coeur:
- la sécurité à Stalineville qui est enjeu majeur pour des moissonneuses que j’ai quelque peu malmené (cliquer sur le lien dans le blogroll)