Regard Naif

Poisson volant

septembre 6, 2009 · Un commentaire

L’Hydroptère est sans doute un des derniers rêves d’ingénieur et de casse-cou. Et puis en plus depuis vendredi dernier il  file à plus de 50 noeuds. Bravo!

La vidéo date un peu, mais elle offre une bonne vision de ce qu’est l’engin.

Pour ceux qui douteraient du côté casse-cou, quelques aperçus de ce qui se passe sur un engin plus petit et moins extrême (quoique).

 

Et pour finir, même si ce n’est pas encore la saison.

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Titres et commentaires

septembre 5, 2009 · Laisser un commentaire

AFP: Pour l’UMP Bayrou trahit son électorat.

Parole d’expert!

Figaro: Pécresse souhaite élargir la diversité sociale au sein des grandes écoles.

On hésite entre deux points de vue: la discrimination positive il y a vingt ans nous aurait évité Pécresse aujourd’hui, ou le ministre de l’enseignement supérieur aurait un drôle de gabarit dans 20 ans.

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Le 4 septembre pour les nuls

septembre 4, 2009 · Un commentaire

Chacun a remarqué que toute ville française qui se respecte compte en plus de son avenue du général de Gaulle une  rue du 4 septembre. Remarquons ici que comme l’avenue du général de Gaulle est souvent une avenue du maréchal Pétain rebaptisée, la rue du 4septembre a abandonné le nom de rue Napoléon. Sic transit gloria mundi.

Pour comprendre ce que fut le 4 septembre, jour impérissable, faisons un peu d’uchronie. Imaginons le président de le République parti tout fier en un sommet international dans son falcon blanc guerroyer contre les méchants profiteurs qui provoquent des désastres financiers. Là, quelque part au nord de la France, il se retrouve nez à nez avec de méchants collègues, teutons, yankees ou perfides d’Albion qui le pressent de près.

Heureusement la continuité du gouvernement est assurée chez nous par sa tendre moitié, une midinette épousée par amour, nommée présidente du sénat lors d’une réforme constitutionnelle baclée. Elle a pour charge de garder la place au chaud pour monsieur l’héritier, ci-devant baron des banlieues occidentales.

Or nos redoutables partenaires somment la France d’enfin assurer l’équilibre de ses finances selon le principe qu’on ne prête pas à celui qui ne peut rembourser. Dans la salle des débats, l’ambiance s’échauffe et la grande argentière est vivement boutée des lieux avec un coup de pied dans l’arrière train. Contrainte d’abandonner elle a ce mot historique: <<la garde meurt mais ne se rend pas.>> Au péril de sa vie, notre chef bien aimé doit s’en remettre à un ange, le chancelier de fer, qui a la bonté de le garder au bord du Rhin.

A la nouvelle du désastre et au désespoir de rembourser des montants astronomiques par une coupe drastique, la population parisienne s’émeut. Bobos du douzième, RMIstes de Seine-Saint-Denis, irréguliers de la CMU s’ameutent devant l’hôtel de ville pour écouter les harangues d’un facteur, d’une maraîchère du Poitou et d’un inverti du marais qui n’ont plus qu’à renverser le régime qui les nourissait. Ces bonnes âmes proclament la Démocratie tolérante de la diversité tandis que la midinette de cabaret s’enfuit avec l’héritier et son magot par le premier vol Ryan airlines à destination de l’Angleterre.

Pour rassurer le bon peuple de province un tantinet agacé, on se retrouve contraint à confier les commandes à un revenant de l’île de Ré, ancien chef de gouvernement reconnu pour sa tranquille sagacité et sa capacité à créer des cagnottes, virtuelles certes, mais puisqu’on n’entend ne pas renoncer à l’état providence.

Moralité le français paye trois fois plus que ce qu’il devait, le nouveau régime massacre à droite ou à gauche selon les cas, mais quoiqu’il en soit il prétend avoir apporté la félicité universelle et l’édification des masses. Ce ne sont pas quelques soubresauts où les banquiers fusillent quelques créanciers qui y changent quelque chose.

Une bonne émeute et le tour est joué

Une bonne émeute et le tour est joué

En quelque sorte, le 4 septembre c’est l’émeute de  la revanche des tarés sur les incompétents.

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Où Alain Juppé remplace Garcymore

septembre 2, 2009 · Un commentaire

Alain Juppé vient encore de se confier au Figaro. Dans cet entretien à coeur ouvert, il manifeste encore les symptômes étranges du mal qu’il traîne depuis son expérience canadienne. Il était parti, usé, couvert de morgue, conscient d’être le plus intelligent de sa génération, le meilleur d’entre nous immolé sur l’autel de la gloire chiraquienne. Il revint pétillant, toujours le mot pour rire, clairement sans le balais qu’il transportait dans son arrière-train. A croire qu’il a croisé un ours délicat au cours d’une de ses randonnées Outre-Atlantique.

Nous avions déjà pu constater au printemps qu’il était l’empereur du canular. Aujourd’hui, il prouve qu’il est le digne successeur de Garcymore, ce drolatique préstidigitateur. Son tour est des plus simples, avec sa baguette magique, la taxe qui n’est pas un impôt, il va sauver le monde. Pas le journal qui attend Rotschild, le vrai monde, le nôtre menacé par le RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE qui met en danger les ours polaires (finalement, c’est peut-être sur la banquise du Grand Nord, sous le regard narquois de couillu le caribou qu’Alain a rendu son balais à un plantigrade blanc).

Contemplons! Mieux qu’au bonneteau. Alain tu lui donnes un billet de cent en taxe carbone, le carbone il disparaît et Alain, il te rend le billet de cent sans carbone. Il n’y a pas d’arnaque, le contribuable gagne à tous les coups.

Hélas, il faut rappeler à Alain que généralement quand son maître Garcymore essayait ses tours, cela se terminait par un ricanement au son ça n’a pas marché.

J’ai comme le sentiment que d’ici peu Alain nous annoncera avec des trémolos qu’il n’a plus notre pognon mais que nous avons toujours trop de carbone. A croire qu’il aurait mieux fait de devenir alchimiste, comme cela nous aurions été sûr qu’il trouve la pierre qui transforme le carbure en carbone. A défaut de mieux passer, ç’eut été plus franc.

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Acharnement

août 28, 2009 · 2 commentaires

Trouvé aujourd’hui ce morceau de  bravoure. Je crois que le destinataire n’était pas content.

Le 11 novembre 1926,

Quand Leipzig sera occupé par les troupes britanniques ou françaises, je la visiterai volontiers. Jusqu’à cet évènement  réjouissant (lequel devrait, espérons-le, se produire bientôt) je préfère laisser les Allemands résoudre eux-mêmes leurs difficiles affaires sans l’aide de l’argent britannique.

Fabrique de verre d’Australie occidentale, Wm Morand

Perth, Australie

 

anzac_piper

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Scories

août 27, 2009 · Laisser un commentaire

  • Appel indécent

Désolé de cette mauvaise contrepétrie*, mais dans leur combat à coups d’appels des 7 nains, des quarante douze ou des 69 salopes, les gentils ont encore frappé pour une grande cause. Accoutumés à sauver le monde et à annoncer le bien, ils ont trouvé la clé de tous nos problèmes: ce ne sont plus le racisme, le réchauffement climatique, l’intolérance, les plus riches qu’eux, c’est la désignation du candidat de gauche aux présidentielles de 2012, 2017 et 2022. Il faut remarquer que ces bisounours qui ont l’habitude d’être toujours pris de courts semblent pour une fois avoir des projets pour le long terme. C’est vrai quoi, un bon candidat de gauche désigné par de gentils sympathisants aura une véritable légitimité et portera haut les valeurs bienfaitrices de la république hexagonale ou de l’hexagone républicain. Ecouté par ses camarades chefs d’Etat, ébahis de tant de sagesse, il ou elle apportera la félicité universelle. C’est pour cela que c’est urgent de manifester son envie de désigner le plus fort des requins de l’aquarium de La Rochelle.

Et puis c’est toujours marrant ces listes de gentils qui redoutent par dessus tout le fichage. Surtout quand on y trouve Bruno Rebelle, le super sympa dirigeant de Greenpeace dont les RG avaient malencontreusement noté sur un bout de papier les convictions politiques au mépris du secret de l’isoloir. Et puis il y a le comique de situation, quelqu’un savit que le porte-parole du CRAN était Tin? A croire que c’est une faute d’ortographe , à moins d’un erreur de casting!

  • Indécrottable

Jean-Noël Jeanneney s’émeut dans le Figaro d’un éventuel accord entre la BNF et google en vue de la numérisation d’ouvrages. Il a raison de souligner l’existence de Gallica et il n’y a pas à lui mégoter les félicitations pour cette réalisation, preuve qu’en France des choses bien peuvent être accomplies sans tapage. Pour Europeana, il disjoncte. C’est une réalisation foireuse. Prenons un exemple: une recherche avec pour auteur un étranger éminent et européen, Bismarck. On a pour toutes réponses les 11 recueils de discours disponibles sur gallica et trois photos de rasoirs exposés dans des musées allemands d’intérêt local. Finalement, le chancelier de fer avait raison de dire qu’il ne connaissait pas l’Europe puisqu’Europeana ne le connaît pas.

Ensuite, on en vient au plat de résistance, l’éventuel accord google BNF. Il paraît que c’est une simple question de pognon pour numériser la totalité du fond de la IIIème. Plutôt une bonne idée, mais là le bon descendant d’un dynastie de hiérarques radicaux résolument mou (le genre qui s’abstient de voter pour ou contre quand l’ennemi est dans nos murs, pour être sûr d’avoir raison) s’indigne. Il faut guider le lecteur. Attention, on ne censure pas, on guide, parce que tout n’est pas utile et que lui et ses sbires savent ce qui doit être lu et pas le lambda qui pourrait trouver ce qu’il ne faut pas ou il ne faut pas.

Insupportable cette logique du “on vous guide dans vos recherches” plutôt que du “désolé, mais nous n’avons pas assez de fric pour vous donner accès à tout.” L’hypocrisie de la morale contre la franchise des moyens, le comportement habituel de nos gouvernants en quelque sorte!

Surtout que google books, ce n’est pas si mal et sinon il y a aussi les archives du net (www.archive.org) dans les collections numérisées exploitables.

*A l’origine c’est “un appel des cent”.

PS: Félicitations à Eric Besson d’avoir découvert que la France est une terre d’invasion! Encore un qui a appris l’histoire de France dans Astérix chez les Goths.

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Libération

août 26, 2009 · Un commentaire

J’aime le mauvais esprit de Jean Yanne, c’est comme cela, je n’y peux rien.

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De l’utopisme révolutionnaire, introduction

août 24, 2009 · Laisser un commentaire

Au commencement était une simple idée de billet visant à soulager un agacement né en regardant un documentaire sur l’espionnage entre les Allemagne. Le titre était simple: Qui a gagné la Guerre froide? En fait je n’arrivais pas à ramasser et à condenser mes idées, et selon une habitude personnelle, j’ai procrastiné et ruminé. Et la même irritation est revenue en revoyant ici le débat sur Soljenitsyne avec Jean-Luc Mélanchon dans le rôle du clown rouge. Et puis, il y a 70 ans, c’était le fameux pacte  entre les deux plus monstrueux régimes révolutionnaires. Dans l’impossibilité de faire cours, j’ai choisi d’entamer une suite qui comprendra un nombre indéfini de numéros, nombre toutefois supérieur ou égal à un.

Venons en au fait. Mes neurones ont une tendance irrépressible à disjoncter en entendant Mélanchon expliquer doctement qu’en tant qu’ancien trotskyste, il a toujours condamné les crimes commis par Staline et que pour la France, c’est Robespierre qui a donné la liberté à la Nation. Disque rayé, certes mais dont la capacité de nuisance est bien illustré par le documentaire évoqué plus haut. Il a du être réalisé vers 2000 et offrait cet immense intérêt de donner l’occasion d’entendre le témoignage des anciens dirigeants des services ouest-allemands et est-allemands ainsi que d’anciens espions de la RDA en RFA sortis de prison à ce moment-là.

Voir des gens qui ont trahi leur pays pour une dictature communiste a quelque chose d’écoeurant de prime abord. Cette secrétaire qui explique que non elle n’était pas une espionne bien qu’elle donne des copies de ce qu’elle tapait pour le président de la RFA et qu’elle utilisait un tube à rouge à lèvres équipé d’un appareil photo pour se refaire une beauté au bureau, donne quelques envies de pendaison. Comme cette autre qui explique que, bonne bourgeoise, elle a été recrutée pendant qu’elle faisait une étude de sociologie politique en RDA, et qu’après être entrée dans les services ouet-allemands comme taupe elle a refusé de se faire des amis chez ses compagnons de travail. Et ce dernier, tout fier d’avoir évité une guerre nucléaire en envoyant directement des copies à Berlin-est des documents les plus confidentiels de l’OTAN. La raison oblige à rentrer ses envies de meurtre dans la mesure où ils ont été condamné et ont purgé leur peine. Ils ne méritent plus que d’être des témoins d’un passé révolu, ce qu’ils étaient dans cette situation.

J’arrive même à admettre que Markus Wolff, le patron de la Stasi, n’aie pas été condamné. Ayant la conviction générale qu’en matière de crime politique la vengeance et la chasse sans trêve des perdants est une erreur, je ne pense absolument pas qu’il méritait une exception.

Le vrai problème se pose à l’évocation du plus important transfuge est-allemand passé à l’ouest avec informations et bagages. Ayant eu la veine d’échapper aux griffes de ses concitoyens, il a été condamné à mort par contumace. Là où les allemands de l’ouest au service de l’est évoquaient leurs motivations par, entre autres, leur rejet de la société de consommation pour un idéal socialiste et pacifique, son témoignage aurait du être capital. Malheureusement sa sécurité n’est pas assuré dans la mesure où certains veulent encore lui faire la peau, et il est obligé de vivre caché en Hongrie!

C’est là le noeud du problème posé par l’utopisme socialiste, il est toujours possible d’en faire la promotion, mais les renégats qui ont choisi d’en fuire la réalité portent encore l’infâmie de leur apostasie.

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La Poison

août 24, 2009 · Laisser un commentaire

Il y a quelques temps, j’avais présenté brièvement un des derniers films de Guitry, Assassins et voleurs. Dans une autre de ses oeuvres d’après-guerre le mauvais esprit nourri du mauvais air de l’épuration répand les effluves du terroir. C’est de La Poison qu’il s’agit. Michel Simon y joue parfaitement le cul-terreux d’un bourg perdu qui finit par tuer sa femme devenue laide.
Ce qui rend ce film particulièrement bon, est qu’il porte la touche du maître, en particulier dans le générique. Typique cette idée de présenter ses acteurs, collaborateurs, et autres au lieu de faire défiler leur nom.Ensuite, il évite l’écueil du théâtre filmé dans lequel il était tombé dans ses films d’avant-guerre. Et la comédie de moeurs, ou le drame puisqu’il y a assassinat, est le genre où il excelle, mieux que dans les tableaux en Technicolor de Si Versailles m’était conté ou de Napoléon.
Il manifeste un véritable génie de cinéaste dans la fin de cette scène où le mime se joint à la radio pour un effet surprenant. Il y a aussi cette scène du procès où tous les adultes sont partis voir leur concitoyen aux assises tandis que leur progéniture restée au village joue gentiment au mari qui tue sa femme et qui se fait juger. Cela finira avec une guillotine, mais il est impossible de dire qui est le plus sauvage des parents ou des enfants.
Il y aussi cette magnifique plaidoirie de Michel Simon, alias Braconnier, des arguments percutants pour une justice préventive.

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A noter également une dernière trace de cynisme lorsque les paroissiens envoient chez leur curé une délégation avec l’idiote du village pour qu’il la transforme en sainte attraction selon “l’exemple de la ville voisine de Lisieux.” Heureusement, le prêtre est honnête et il est encore possible de croire que Sacha Guitry n’était pas un trop mauvais chrétien.

Un remake a été fait avec Villeret et Balasko vers 2000, sans aucun doute il faut préférer l’original.

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Ecouter aux portes

août 21, 2009 · 2 commentaires

Comme en a fait l’expérience récemment un préfet, les contrôles de sécurité sont une véritable plongée dans les réalités. Contrairement à lui, il faut préférer le rôle du spectateur attentif à celui du redresseur de tords. En témoigne ce matin ces bribes de conversation saisi ce matin en présentant mon sac à peine ouvert à deux vigiles.

Le premier était blanc, petit, maigre, brun avec une barbe de trois jours et les cheveux raz, légèrement dégarni, en fait l’air insignifiant tout en s’exprimant avec le plus pur accent de banlieue.

Le second était un noir, rablé, un peu plus agé que son camarade, bref un aspect commun pour un gardien.

Le premier: Et puis c’est une chrétienne (plus pur accent de banlieue)!

Le second: Y en a beaucoup chez nous!

(…)

Et puis c’est un libanaise (visiblement il connaît le CV de l’intéressée)

(…)

C’est vrai qu’ils aiment bien l’argent!

A ce moment, un oeil avait survolé le contenu de mon sac entrouvert et le détecteur de métaux avait été légèrement soulevé au-dessus de la table. Le premier vigile me faisait signe de passer, ce qui ne me laissa pas la chance d’ouïr la fin de cette étude approfondie des caractères nationaux et de la psychologie des peuples. Ce goût de l’étude manifestait d’ailleurs l’influence bénéfique du lieu de haute culture dans lequel j’entrai. J’ose espérer qu’ils ont dans leur conclusion accepter de faire partager le vivre-ensemble du petit malingre à la chrétienne, en dépit de ses tares héréditaires nationales et religieuses.

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